L'Avocat
des Gueux


polar historique
Chambéry et  Genève
en 1525
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distinction :

Prix de littérature
Claude Favre de Vaugelas
2012



Introduction au roman


Chambéry en l'an 1525.
Le duché de Savoie a revêtu son manteau d'hiver. Le chevalier de Montreil, avocat des pauvres au Conseil  résident de justice, songe à  trouver une épouse de bonne race qui n'affadisse pas les vertus de sa lignée. Son pèrre, parti à  Genève pour tenter de ramener les confédérés dans le giron des Savoie, lui demande de le rejoindre sur les bords du lac Léman. Il lui propose de  faire la connaissance d'une belle et noble personne mais une affaire de justice, que l'avocat accepte du bout des lèvres, le retient près de l'Albanne. Comment pourra-t-il défendre les gueux qui ont assassiné un de ses amis et qui lui causent un si grand dégout ?

Jugement et supplice
La Brigue : le procureur, le juge, l'avocat et la torture. 
Retable du XVIe siècle (le martyr de saint Elme)
collégiale de La Brigue - Alpes Maritimes


Lac

Bord de lac. Les barques de meillerie.
Documentation du cg de Savoie

Annecy
Annecy : vision latérale de la maison forte
Annecy
Annecy : la maison forte depuis le lac


maison Tavel
Maison tavel - Genève
maison Tavel
Maison tavel - Genève
boutique
Annecy : boutique médiévale
 
Eléments historiques


C’était avant que la Croix Blanche ne coiffe le diadème royal, avant qu’Emmanuel Philibert ne fasse de Turin le centre son pouvoir ; c’était il y a cinq siècles dans un Etat alpin qui, en unissant des territoires de cultures aussi différentes que La Bresse, la Savoie, les cantons Suisses, le Piémont et le comté de Nice, préfigurait déjà une petite Europe ; c’était dans les premières années du XVIe siècle, avant que les troupes du roi de France n’envahissent le duché. Chambéry occupait  le rôle de première dame et son château constituait le centre politique du puisant duché de Savoie. Une institution judiciaire fixée en 1329 par le comte Aymon y remplaçait les conseils ambulants de justice « assises en plein ombre des sapins » par un Conseil suprême résidant à Chambéry. Il y avait deux conseils : le Conseil suprême et le Conseil résident. Le Conseil suprême avait des compétences législatives, exécutives et judiciaires. Il était composé de grands seigneurs, d’évêques et d’officiers. Mené par un chancelier revêtu d’une robe pourpre, il ratifiait les décisions ducales et agissait comme une cour suprême, pouvant casser une condamnation émise par un autre tribunal. Le Conseil résident exerçait les mêmes juridictions que le Conseil suprême (attaché à la personne du duc) mais sur des causes qui lui étaient déférées. Il était composé d’un président assisté par deux collatéraux, d’un ministère public et, avec l’accession au trône d’Amédée VI, d’un système de défense original pour l’époque : l’avocat des pauvres. Ce dernier s’engageait « sur la foi du serment à prêter gratuitement son ministère, avec zèle et persévérance, aux derniers infortunés de l’état. »

La recherche d’un traitement équitable des hommes, face à l’institution judiciaire, apparaît en Savoie vers 1365 avec Pierre de Savoie dit le Petit Charlemagne. Amédée VIII, en promulguant le 17 juin 1430 les Statuta saubaudioe, a institutionnalisé le ministère public et la défense des pauvres : « De crainte que le défaut de ressources pécuniaires n’empêche les personnes pauvres et misérables de faire valoir leurs droits par-devant nos conseils, nous voulons qu’un avocat général des pauvres réside continuellement à Chambéry et qu’on choisisse pour cet office un homme capable et de grande probité. Il défendra les causes des gens dénués de fortune par-devant nos conseils, nos tribunaux inférieurs et même les tribunaux ecclésiastiques. Il sera payé par nous et n’exigera des parties aucun salaire. »
              A la publication de ces statuts, la Savoie était divisée en sept circonscriptions possédant chacune un juge. Les procureurs fiscaux établis auprès de ces juges recherchaient les auteurs de crimes et délits. Ils rendaient aussi compte à l’avocat-fiscal-général de toutes les extorsions et violences que pouvaient commettre les barons et seigneurs disposants d’un pouvoir de justice. Ils ont, au fil du temps, imposé la prééminence d’une justice ducale, émanant d’une conception romaine du droit, pour supplanter les prérogatives judiciaires issues de la société médiévale.
               Les rois de Sardaigne, en promulguant des codes en 1729 et 1770, ont confirmé et perfectionné, dans les détails, le fonctionnement des bureaux des pauvres. Il existait au XIXe siècle huit bureaux à travers les États de Savoie à Turin, Gênes, Chambéry, Nice, Casale, Coni, Alexandrie et Novare.

avocat des pauvres
L'avocat des paysans - Pieter Breugel II (XVIIe siècle) - musée Groeninge de Bruges

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