LE DERNIER
 REMPART
DES SAVOIE

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Le DERNIER REMPART DES SAVOIE clôture une saga romanesque composée de 9 ouvrages et commencée avec le roman  LA PALA. Il offre une aventure d'espionage entre Nice et Marseille. Il développe les conséquences des accords commerciaux et militaires (appelés les "capitulations") signés entre le roi de France et le sultan Soliman. Il décrit le siège mis autour de Nice en l'an 1543 et en propose une vision partagée entre le peuple niçois, la noblesse de Savoie, les officiers de la couronne de France et l'état-major ottoman.


En quatrième de couverture :

Nice, au mois de mai 1543 : les activités d’espionnage font état de la formation d’une nouvelle armée royale à Marseille, mais la surprise est grande, quelques semaines plus tard, lorsque les Niçois découvrent que la guerre leur sera faite par des troupes Franco-Ottomanes. Rien ne semble alors pouvoir résister à cette formidable coalition appuyée par l’armada du redouté Barberousse. Et c’est un combat inégal qui s’engage, l’été venu, autour du dernier rempart de la Maison de Savoie.



Barberousse

L'état-major de Barberousse.

(huile sur toile du musée de
 la marine turque - Istambul)


firman

Firman du sultan Soliman II



galère

Maquette de galère ottomane

(musée de la marine turque - Istambul)



Metreki

Miniature réalisée par Neshu Metreki,
imagier ottoman ayant
accompagné l'expédtion militaire depuis Constantinople

(musée du palais de Topkapi - Istambul)
Le peintre a représenté le siège de la ville de Nice lors de l'assaut
 du 15 août 1543. Nous y voyons la ville, la forteresse
des ducs de Savoie,
les galères ottomanes embossées face
à la cité et
la rade de Villefranche qui leur servait de port.



Nice

Plan de la cité niçoise et de la fortresse des ducs de Savoie

établi en 1610 pour Honoré Pastorelli par Ludovico Balduini.
(archives départementales des Alpes Maritimes)
Nous y voyons la ville ceinte de remparts (actuellement dite le Vieux-Nice),
la grève (actuel Quai des Etats Unis), et la forteresse de la Maison
de Savoie qui se dressait dans l'actuel parc du Château. Notons qu'au
début du XVIe siècle la forteresse ne s'étendait pas sur le plateau inférieur.
Cet espace était encore occupé par des habitats privés qui formaient
"la ville haute".



Les protagonistes


du côté de la Maison de Savoie :
le duc Charles III (ou Charles II)
(source Pinterest)

Charles III

Les protagonistes


du côté de la Maison de Savoie
et du peuple niçois : Catherine Ségurane
buste en marbre qui a été placé près d'une
porte fortifiée dans la seconde moitié du XVIe siècle
(collection des musées de Nice)

Catherine Ségurane




du côté du royaume de France :

le roi François Ier
(collections des musées du Louvre)

François Ier


du côté du royaume de France :
Antoine Escalin des Aimars,
baron de la Garde Adhémar,
ambassadeur du roi auprès du sultan
(source wilkipédia)

Escalin des Aimars

du côté de l'empire Ottoman :

le sultan Soliman Ier
(attribué au Titien vers 1530,
collection des musées de Vienne)

Soliman

du côté de l'empire Ottoman :

l'amiral  Khizir Khaïr-ad-Dîn, dit Barberousse
(musée de la marine turque - Istambul)

Barberousse


du côté du royaume de France :

Louis Adhémar de Monteil, baron de Grignan
lieutenant-général du roi en Provence
et son épouse Anne de Saint-Chamond
(clollections du château de Grignan)

Louis Adhémar de Grignan



le château de Grignan
dans la Drôme provençale

chateau de Grignan

du côté du royaume de France :
Claude Lascaris de Savoie-Tende,
comte de Tende et
gouverneur de la Provence
(source printerest)

Claude Lascaris


le château du comte de Tende
verrou stratégique entre le comté de Nice
et le Piémont
(image issue du Theatrum Sabaudiae)

Tende

étendard
Etendard de Barberousse photographié au musée de la Marine turque d'Istambul :
l'on y voit le sabre du calife Ali (épée à deux pointes), quatre croissants dorés (les deux en partie supérieure ne sont pas très visibles) renfermant  les noms des quatre premiers qualifes de l'Islam et  le sceau du prophète Souleymane formé de deux triangles invesés et formant une étoile de David. Ce grand étendard en soie a pu accompagner Barberousse dans la campagne militaire de 1543.


boulet Boulet de canon qui a été tiré sur la cité niçoise lors du siège de 1543. Il est placé dans le Vieux-Nice au carrefour de la rue Droite et de la rue de la Loge en la mémoire de Catherine Ségurane. Deux plaques de marbre portent le texte suivant : "Boulet tirat per la flotta turca en 1543 a l'assedi de Nissa doun se destenguet Catarina Ségurana l'érouina nissarda."

Trois autres boulets du siège de 1543 sont exposés, place Garibaldi, sous le balcon de la chapelle des Pénitents Bleus.
Place Garibaldi

chapelle des Pénitents Bleus à Nice
construite à la place du rempart où a été porté l'assaut
franco-ottoman du 15 août 1543.

Place Garibaldi

boulet sous le balcon de la chapelle des Pénitents Bleus
Catherine Ségurane

monument érigé en l'honneur de Catherine Ségurane sur un
tronçon de rempart qui se situait pès de la tour Sincaire.
L'héroïne est représentée brandissant un étendard
pris à l'ennemi. Elle est armée de son outil de travail : un  battoir
de lavandière qu'elle a utilisé comme massue.
Bas relief érigé par le comité des Traditions Niçoises en 1953.

Catherine Ségurane

Catherine Ségurane
gravure d'Emmanuel Costa (vers 1880)



Nice

Nice - gravure d'Enea Vico représentant la ville, la citadelle, les positions de l'armée assiégeante
et la flotte ottomane durant le siège de 1543. On repère, hors les murs et vers la gauche, l'ancien couvent de
L'Observance entouré de soldats en armes. Ce couvent, qui se situait dans le quartier de "la croix de marbre",
 a abrité l'état-major de Barberousse durant le siège.
 (archives municipales de Nice)



Villefranche

La rade de Villefranche entre le cap Ferrat et le cap de Nice.
Elle a servi de port à l'armada composée de 110  galères ottomanes, de navires de charge,
de navires de pirates africains et d'une vingtaine de galères françaises. 


Préambule historique au roman

Le XVIe siècle, à travers la politique, la religion, les sciences et les arts, est une époque charnière dans l’Histoire des sociétés occidentales ; il marque ce qu’il est convenu d’appeler la naissance des temps modernes. Les regards des nobles, des bourgeois et des gueux ont accueilli avec émerveillement les images issues de la Renaissance toscane et flamande. L’Humanisme renaissant s’est emparé avec passion des œuvres d’art gréco-romaines, de l’imprimerie, de la découverte de l’Amérique, de l’interprétation copernicienne du mouvement des planètes. En contrepoint à ces ouvertures enthousiasmantes, les hommes, emportés par leurs tempéraments, l’appât du gain, la soif de puissance et la foi détournée de ses objectifs premiers ont donné un exemple édifiant de ce qu’ils sont capables de faire. La confrontation entre Catholiques et Huguenots a secoué l’Europe : une impitoyable guerre religieuse les a poussés à se massacrer au nom de Dieu.

François Ier, qui ne disposait pas du soutien financier des grands banquiers européens, les Fugger, les Welser, les Fornari, les Vivaldi, les Gualterotti, s’est fait ravir le titre d’empereur du saint Empire Romain Germanique par Charles de Habsbourg à l’élection du 27 juin 1519. Il a mené tout au long de son règne une guerre acharnée contre ce dernier : le face-à-face entre le Saint-Empire de Charles Quint et le Royaume de France a ensanglanté le Piémont, le Milanais, la Provence, le comté de Nice, la Catalogne et les Flandres. La défaite de l’armée française à Pavie, en 1525, l’emprisonnement en Castille du roi de France et la signature du traité de Madrid ont assuré une paix de dix années, mais la mort du dernier Sforza (le duc de Milan) a remis le feu aux poudres : l’armée française, en 1536, a envahi la Bresse, la Savoie et le Piémont afin de prendre le contrôle de la Lombardie. Le duc de Savoie Charles III (ou Charles II selon les historiens), privé de la presque totalité de ses terres, s’est réfugié à Nice puis à Verceil.

La volonté de s’opposer à la puissance de Charles Quint a conduit François Ier à se rapprocher politiquement de l’empire Ottoman. Il a envoyé à Constantinople, dès l’an 1536, un premier ambassadeur nommé Jean de la Forêt pour établir des accords commerciaux (les capitulations) avec le sultan Soliman. Une deuxième entente préparée quelques années plus tard par Antoine Escalin des Aimars a complété les premiers textes d’un volet militaire, volet qui a formalisé une « alliance de revers » susceptible de prendre les troupes de Charles Quint en tenaille. Cette alliance s’est concrétisée par l’arrivée à Marseille de l’armada ottomane commandée par l’amiral Barberousse et par l’attaque dirigée contre Nice qui était devenue le dernier rempart de la Maison de Savoie.

L’acharnement de la Royauté française à ôter Nice à la Maison de Savoie paraît peu compréhensible. La faible étendue territoriale et la faiblesse de la production agricole ne faisaient pas des « Terres Neuves de Provence » une possession susceptible d’attirer tant de convoitise. La position stratégique de la rade de Villefranche, sur la route maritime entre Valence et Pise, demeure la raison géopolitique la plus vraisemblable. Si les causes de la guerre engagée contre Nice sont mal connues, les faits, par contre, sont bien établis. L’historien Hervé Barelli, dans son ouvrage Beurre, Raves et Pissalat, après les travaux de Pierre Gioffredo, de Robert Latouche et d’André Compan, en apporte une analyse détaillée.


Les protagonistes

du côté de la Maison de Savoie
l'empereur Charles Quint
Charles de Habsbourg jeune homme
(musée du BROU - Bourg-en-Bresse)

Charles Quint





du côté de la Maison de Savoie :
Alfonso de Avalos
marquis Del Vasto
gouverneur impérial de la Lonbardie
(source Printerest)

le marquis Del Vasto







LE DERNIER REMPART DES SAVOIE sera édité au mois de mars 2021