La route Pagarine reliait Nice au
Piémont en passant par le col de Fenestre. Elle a permis durant des siècles
d’acheminer, à dos de mulets, du sel vers Cuneo et de ramener sur la côte
méditerranéenne du blé, des draps et des peaux.
Introduction au roman :
Anne de Montreil quitte le Val de
Lantosque au printemps de l’an 1538 pour rallier Nice, ultime forteresse d’où
les Blanches Mains peuvent encore résister à la puissance française. Son âme
tourmentée par la défaite et par l’exil accompagne le pas des mules sur la
route Pagarine encombrée de caravanes. Elle a hâte de rejoindre Charles, son
doux ami, occupé par de curieuses négociations entre François Ier,
retranché au château du marquis de Villeneuve, et Charles Quint resté à bord de
la galère impériale dans la rade de Villefranche. La joie de retrouver l’homme
qu’elle aime fait battre son cœur mais un compagnon de route, diplomate de
l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, meurt mystérieusement
empoisonné. Que fera la belle comtesse emportée par un besoin de justice plus
ardent que la soif et la faim ?
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