L'AMOUR
INTERDIT


roman historique
bandeau



en cours d'écriture

parution probable
au printemps 2019

Introduction au roman :

Les amants de Roure, Delphine Bovis et Pierre Blanqui,  ont vécu au XVe siècle dans le comté de Nice. Ignorant les démons supposés hanter le fief de Roure, ils se sont aimés jusqu’à l’éblouissante apothéose de leurs chairs mêlées. Ils se sont aimés avec passion et de façon irraisonnée, car la raison n’avait pas sa place dans la relation entre une paroissienne et un curé.

Cette histoire a pour cadre le comté de Nice entre l’an 1404 et l’an 1428, une trentaine d’années après son rattachement à la couronne de Savoie. Elle débute durant les dernières années du Grand Schisme d’occident et se déroule conjointement à deux expéditions militaires en Piémont où des compagnies d’arbalétriers niçois ont défendu les intérêts d’Amédée VIII de Savoie contre les visées expansionnistes du duc de Milan. Elle relate une affaire d'adultère entre une paroissienne et un curé survenue dans la vallée de la Tinée, au village de Roure, affaire jugée en 1427 par le juge Philippe Audibert, magistrat de la viguerie de Puget-Théniers en sa cour itinérante à Saint-Sauveur-sur-Tinée. Elle respecte les éléments historiques, mais, faute d’une connaissance plus étendue, elle prête aux protagonistes des sentiments et des situations relevant de la fiction romanesque.






église de Roure

La paroissiale de Roure
avec le clocher-portail


roure

vue partielle du village de Roure
chapelle de Roure

La chapelle Saint Bernard-Saint Sébasitien
à Roure

intérieur
intérieur de la chapelle
Saint Bernard-Saint Sébasitien

château

site de l'ancien château féodal des Cays
puis des Grimaldi de Beuil
à Roure

Vallée de la Tinée

la vallée de la Tinée vue depuis le site
du château de Roure vers le sud

projet de couverture

amour interdit



La curieuse fresque de la chapelle Saint-Bernard-et-Saint Sébastien.

fresque

La fresque réalisée par Andrea de Cella présente des diables accompagnant un ecclésiastique et une femme nue marchant à quatre pattes vers la gueule d’un Léviathan. Un premier joue d’une trompette médiévale (ou busine), un deuxième peint en beige, pousse une femme dénudée, un troisième, peint en bleu moucheté de blanc, chevauche ladite femme en s’accrochant à sa chevelure blonde, un quatrième, peint en vert, joue du galoubet et du tambourin, un cinquième, peint en noir, retire le nimbe d’un ecclésiastique agenouillé.

Monsieur Gérard Colletta dans un article publié dans la revue L’Entrelus, en 1977, a établi le lien entre cette représentation allégorique et une affaire de justice survenue dans la vallée de la Tinée en 1427. Il cite dans son article un extrait des archives Départementales des Alpes-Maritimes (Fonds de Turin, Comptes de la châtellenie de Puget-Théniers, volume IX) :

« Item ponit dictus clavarius habuisse a Delphina, uxore Johanis Bovis de Rora librarum quindecem coro nnatorum in quibus extitit in dicto parlamento per dictum dominum judicem condamnanta eo quia adulterium omisit cum domino Petro Blanqui presbitero priore dicti loci de Rora. »

Ce texte en latin est traduit par monsieur Colletta de la façon suivante :

« De même, le clavaire a reçu de Delphine, femme de Jean Bovis de Roure, la somme de quinze livres couronnées qu’elle devait après avoir été condamnée par le seigneur juge, en sa cour, pour avoir commis l’adultère avec le seigneur Pierre Blanqui curé et prieur de Roure. »

La fresque de la chapelle Saint-Bernard stigmatiserait l’adultère entre Delphine, l’épouse de Jean Bovis, et le curé de Roure nommé Pierre Blanqui. Andréa de Cella aurait donc représenté Delphine à quatre pattes chevauchée par un diable et le curé Blanqui se faisant ôter l’auréole des élus par un autre serviteur de Satan. C’est cette hypothèse qui a été exploitée de façon romanesque.

La communauté de Roure a semble-t-il été profondément traumatisée pour commander, en supplément des images protectrices, une représentation moralisatrice de la scandaleuse liaison 83 années après l’évènement. Plusieurs questions se posent : les petits enfants des paroissiens contemporains de l’affaire ont-ils décidé seuls de faire réaliser ce travail de mémoire ? L’évêque est-il intervenu,  en une époque où la vie luxueuse des papes était dénoncée, afin de prévenir les curés de déviances inacceptables ?

 

 Le maître : Andrea de Cella de Finale est un peintre originaire de Finale Ligure qui s’était établi à Roquebrune. On lui attribue un ensemble d’œuvres dans le comté de Nice. Il a réalisé les fresques de la chapelle Saint-Bernard-et-Saint-Sébastien à Roure en 1510, celles de la chapelle Saint-Michel à Clans en 1515, celles de la chapelle Saint-Sébastien à Entraunes en 1516 et celles de la chapelle Notre-Dame-du-Bosc à La Roquette-sur-Var en 1526. D’autres ouvrages dans le département des Alpes-Maritimes lui sont attribués.